La feuille d'avis du cercle de Montreux


Laissons la plume au chroniqueur du 75ème anniversaire, Arthur Romersa, qui nous explique comment les choses se déroulaient à l'époque.

« Faisant fi des préjugés de l'époque pour tout ce qui touchait au développement physique de l'individu, la petite société se donnait rendez-vous en plein air sur un terrain qu'il faut situer à l'actuelle avenue des Alpes près de l'entrée du Palace où elle possédait un reck, des barres parallèles, et quelques perches. Le sol était rugueux, aussi allait-on chercher de l'écorce à la tannerie de Bon Port. On passait par l'ancienne route de Lausanne à saint Maurice alors bordée de hauts murs de vigne... et l'on revenait au local, traînant à bras un char. Inutile d'ajouter qu'on buvait un doigt de vin chez Lamy. Celui-ci avait deux mérites : être bon et coûter peu. Il y avait aussi les courses aux pas de gymnastique le long des rues de Vernex où l'on rencontrait quelques montreusiens, et les assemblées le dimanche après-midi où il y avait encore des habits à pans. »

Un document intéressant nous apprend que la société avait déjà loué, à partir du 1er juin 1867, la place de gymnastique quelle possédait à Vernex à un certain Théodore Renkewitz de la Rouvenaz pour s’entraîner avec le droit d'utiliser les engins quand bon lui semble, à l’exception des heures d'exercices de la société (tous les soirs de 19 à 21 heures). Le montant de la location était de 5 francs payables tous les mois au caissier de la société.

Ce monsieur était le peintre britannique d'origine prussienne installé à Montreux dès 1862 où il mourut en 1912. Tenant un pensionnat à cette époque, il est aussi l'auteur de nombreuses aquarelles des villages montreusiens que l’on peut admirer au Musée de Montreux.

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