Course obligatoire… Sortie d'automne…
Week-end à la montagne...


Que de termes utilisés pour qualifier les moments de convivialité organisés chaque année entre mi-septembre et mi-octobre.

L'origine des courses d'automne remonte aux années 1950 et ont permis à nos membres de découvrir de nombreux endroits des Alpes, également du Jura, suivant les affinités de l'organisateur.

Préalablement, il était nécessaire de trouver un chef de course d'accord d'organiser une sortie en montagne, selon ses préférences.

Plusieurs points sont communs à toutes nos courses :

  • Tout d’abord, le départ le samedi après-midi avec la montée pour se mettre en jambe afin de rejoindre le chalet, ou le cantonnement, pour la nuit.
  • Ensuite, après une bonne fondue, débutait le traditionnel jeu de cartes endiablé, cher à certains membres, nommé le « petit juif ». Parfois, il était nécessaire de limiter la durée du jeu afin d’éviter à certains joueurs de trop s'endetter.
  • Enfin, pour garantir un sommeil réparateur avant la course du dimanche, ils essayaient de séparer les ronfleurs des non ronfleurs mais, parfois, sans succès.
  • Le lendemain matin, après une nuit de sommeil toujours trop courte, réanimation obligatoire suivie d'une toilette en règle à la fontaine où coulait une eau glaciale. En effet, à cette période, la première neige faisait déjà son apparition.
  • Le signal du départ était donné après un copieux petit déjeuner et, ensuite, la colonne partait à l'assaut de la montagne. Après le repas tiré du sac, la descente vers le point d'arrivée se poursuivait, ponctuée d’arrêts de rigueur pour alléger les sacs des quelques salamis, saucissons et bouteilles restantes.

Parfois cela ne se déroulait pas tout à fait comme prévu, selon l'anecdote relatée dans le PV de l'assemblée générale du 16 février 1967 :

En effet, lors de la course à l'Elsigenalp au-dessus de Frütigen en automne 1966, Richard Pletscher, chef de course, ordonne un certain détour pour faire apprécier les beautés des Alpes Bernoises. César Cevey, ancien président bien connu, est dispensé de ce supplément de marche en raison de ses difficultés à se déplacer.

Hélas, la patience de ce dernier à attendre ses camarades qui flânaient dans la nature n'est pas de son goût. Il s'évade à son tour puis revient sur ses pas en constatant que le billet qu'il avait placé sur un poteau indicateur est toujours là. Pensant que ses camarades ne l'on pas vu, il l'enlève et décide de s’en retourner sur Frütigen.

C'est alors que nos gymnastes de retour sur le lieu du rendez ne trouvent personne. Un certain souci s’empare du chef de course, mais il pense que le disparu aura été assez malin pour ne pas finir ses jours en livrant sa carcasse aux vautours et la cohorte poursuit son chemin.Les camarades bienveillants portent à tour de rôle le sac à dos de César. C'est plus que du dévouement.

Conclusion de l'histoire, le disparu très relaxé, est assis à la gare de Frütigen, lisant la Tribune de Lausanne, au plus grand soulagement de tous les participants.

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